Lena Paugam
Le 20 novembre
Théâtre | 1h00 | Tout public à partir de 15 ans

Le 20 novembre 2006, dans la ville d’Emsdetten en Allemagne, Sebastian Bosse, âgé de 18 ans, pénètre dans son ancien collège ceinturé d’explosifs et muni d’une arme automatique. Il va alors faire feu sur ses anciens professeurs et sur les étudiants présents. 4 élèves et le concierge de l’établissement seront blessés par balles, tandis qu’une quinzaine de policiers et une quinzaine d’étudiants souffriront de troubles respiratoires sévères suite aux fumées dégagées par les bombes. Il est fait état officiellement de 37 blessés. Il n’y aura finalement aucun décès, excepté Sebastian qui se tirera une balle dans la bouche un peu […]

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Le 20 novembre 2006, dans la ville d’Emsdetten en Allemagne, Sebastian Bosse, âgé de 18 ans, pénètre dans son ancien collège ceinturé d’explosifs et muni d’une arme automatique. Il va alors faire feu sur ses anciens professeurs et sur les étudiants présents. 4 élèves et le concierge de l’établissement seront blessés par balles, tandis qu’une quinzaine de policiers et une quinzaine d’étudiants souffriront de troubles respiratoires sévères suite aux fumées dégagées par les bombes. Il est fait état officiellement de 37 blessés. Il n’y aura finalement aucun décès, excepté Sebastian qui se tirera une balle dans la bouche un peu plus d’une heure après son entrée dans l’école.

A partir des pages du journal intime du jeune homme Lars Norén, dramaturge suédois, a composé Förgänglighet, monologue connu en France dans la traduction de Katrin Ahlgren sous le titre suivant : Le 20 novembre.

Afin de faire résonner le texte, Léna Paugam a pris le parti de créer la pièce au plus près des élèves et au sein même des salles de classe. Aujourd’hui, cette pièce trouve un écho particulier, immédiat, dans les barbaries commises récemment.

Un spectacle coup de poing.

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DISTRIBUTION

Texte : Lars Norén – Traduction : Katrin Ahlgren (c) L’Arche Editeur

Mise en scène : Léna Paugam

Avec : Mathurin Voltz

Scénographie : Léna Paugam

Lumière : Xavier Guille

Composition musicale : Nathan Gabily

Contribution sonore / enregistrements : Clément Vercelletto

Création vidéo : Laurent Fontaine Czaczkes




PRODUCTION

Production déléguée : Itinéraire Bis

Ce spectacle a été créé avec le soutien de la région Bretagne, du Conseil Départemental des Côtes-d’Armor et de la commune de Binic.

Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique.

Il a été créé en mai 2015 au Lycée Freyssinet à Saint-Brieuc, dans le cadre du festival Pas Sages (Itinéraires Bis)

Depuis 2015, Lena Paugam est artiste associée à La Passerelle – Scène Nationale de Saint-Brieuc (22)

La diffusion de ce spectacle a bénéficié du soutien financier de Spectacle Vivant en Bretagne




DANS LA PRESSE
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Le 20 novembre – La Terrasse (25/06/2017) - Eric Demey

A travers l’écriture de Lars Noren et la mise en scène immersive de Lena Paugam, retour choc sur les bancs de l’école à la rencontre de Sébastian Bosse, jeune homme qui a attaqué et blessé 37 personnes dans son lycée en Allemagne le 20 novembre 2006.

 

« That’s it » : premiers mots du spectacle, les derniers laissés par Sebastian Bosse sur son journal intime. Le jeune homme qui s’est tué à l’issue de son attaque a produit de nombreux documents écrits et vidéo expliquant l’acte qu’il se préparait à commettre. Lars Noren a mêlé ses mots à ceux du garçon de 18 ans et Lena Paugam met en scène ce journal à moitié vrai et à moitié inventé dans un dispositif de proximité radical et prenant qui interdit de détourner le regard. Les spectateurs sont directement confrontés à celui qui leur explique pourquoi il va venir leur tirer dessus.

De l’ordinaire difficulté de vivre

Mathurin Voltz interprète avec rage et émotion le lycéen allemand, arpente les travées, interpelle, menace, fixe droit dans les yeux et assène ses vérités. « Si t’es heureux, c’est uniquement parce que tu laisses quelqu’un d’autre se crever le cul à ta place », « la vie qu’on vit chaque jour, c’est bien ce qu’il y a de plus pitoyable que le monde ait à nous proposer ». Le monologue déploie l’image d’un jeune homme aux confins de la folie en même temps qu’absolument ordinaire et sensé. Il questionne le sens d’une vie centrée sur le travail dans une société qui se voue tout entière à la consommation. Il accuse l’école et son incapacité à protéger les plus faibles face aux humiliations répétées. Il pointe du doigt une société qui norme, standardise et broie systématiquement la différence. De l’ordinaire difficulté de vivre à la folie meurtrière, la frontière parait infime.

On en sort secoué, ébranlé. L’effet de réel est puissant. A tel point qu’on n’a pas vraiment envie d’applaudir ce spectacle pourtant tout à fait réussi.

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